Cannabinoïdes modifiés : que désignent réellement ces nouvelles appellations ?
Le CBD enrichi connaît une forte progression sur le marché français, notamment à travers les fleurs de CBD enrichies, les résines enrichies, ou encore les produits contenant des cannabinoïdes spécifiques comme le 10-OH, le 10-OH+ ou les formules dites HE.
Souvent présentés comme une alternative légale aux produits riches en THC, ces produits promettent une intensité accrue, avec des effets perçus plus marqués, tout en respectant le cadre réglementaire en vigueur. Mais que signifient réellement ces appellations ? Quelles molécules sont concernées ? Et en quoi le CBD enrichi se distingue-t-il du CBD traditionnel ?
Cet article ne traite ni de l’usage, ni du ressenti, ni de l’intensité perçue par l’utilisateur.
Il vise à clarifier les appellations utilisées sur le marché du CBD enrichi, les molécules qu’elles désignent réellement, et le cadre scientifique et réglementaire dans lequel elles existent.
Un marché en mutation rapide
Depuis deux à trois ans, le marché du CBD a fortement évolué.
À côté des fleurs, résines et concentrés dits classiques, sont apparus des produits qualifiés d’enrichis, boostés ou intensifiés.
Ces produits répondent à une demande bien réelle :
⇒ retrouver une sensation plus marquée, plus proche de certaines habitudes récréatives, tout en restant dans un cadre légal.
Pour accompagner cette évolution, de nouvelles appellations commerciales ont émergé :
HE, 10-OH, 10-OH+, parfois associées à des formulations spécifiques.
Que désignent réellement ces appellations ?
Des termes comme HE, 10-OH, 10-OH+, ou d’autres appellations apparues ces dernières années ne désignent pas des concepts marketing vagues.
Ils renvoient à des dérivés de cannabinoïdes, obtenus par modification chimique contrôlée de molécules déjà connues.
Des cannabinoïdes dérivés, pas “inventés”
Contrairement à une idée reçue, ces composés ne sortent pas de nulle part.
Ils sont issus :
- de cannabinoïdes naturellement présents dans le chanvre (CBD, CBG, etc.)
- transformés en laboratoire par des procédés chimiques contrôlés et légers, visant à faire évoluer certaines propriétés de la molécule (stabilité, biodisponibilité, interaction avec les récepteurs), sans création d’une substance étrangère au chanvre.
⇒ Il ne s’agit pas d’une modification de l’ADN (qui concerne les organismes vivants),
Ces transformations interviennent après l’extraction, uniquement sur la molécule isolée, et non sur la plante ou son génome.
mais bien d’une modification de la structure moléculaire du cannabinoïde initial.
Cette transformation crée :
- une nouvelle molécule distincte
- avec un profil pharmacologique différent
- et donc une nouvelle dénomination
Pourquoi ces molécules portent-elles de nouveaux noms ?
Lorsqu’un cannabinoïde est modifié chimiquement :
- sa formule change
- son comportement dans l’organisme évolue
- son statut réglementaire peut différer
Il devient alors nécessaire de :
- le désigner précisément
- le différencier du CBD classique
- éviter toute confusion avec le THC ou ses dérivés interdits
C’est dans ce cadre que sont apparues des appellations comme :
- 10-OH
- 10-OH+
- HE
et d’autres noms utilisés sur le marché européen
Ces noms servent avant tout à identifier une structure chimique spécifique, pas à masquer sa nature.
Des sensations perçues plus marquées, sans effet psychotrope équivalent
Certains de ces cannabinoïdes dérivés présentent :
- une affinité partielle avec les mêmes récepteurs que le THC
- une différences de comportement pharmacologique observées
- mais sans produire un effet psychoactif équivalent
C’est précisément ce positionnement qui explique leur succès :
- affinité différente avec certains récepteurs
- un cadre légal distinct
- une réponse à une demande réelle, notamment en France, où la culture du cannabis est historiquement forte
Un cadre légal mouvant, mais encadré
Ces molécules existent parce qu’elles répondent à un cadre précis :
- absence de THC au sens légal
- conformité aux seuils européens
- commercialisation sous des formes non classées comme stupéfiants
Mais leur statut reste :
- évolutif
- étroitement surveillé
- dépendant des analyses, formulations et usages
⇒ D’où l’importance de la transparence, de l’analyse laboratoire, et d’une communication responsable.
Positionnement Dealeur de Saveurs
Chez Dealeur de Saveurs, ces appellations ne sont jamais utilisées pour créer de la confusion.
Elles servent à :
- décrire précisément ce que contient un produit
- informer clairement le consommateur
- replacer ces cannabinoïdes dans leur réalité scientifique et réglementaire
Aucune promesse détournée.
Aucune assimilation abusive au THC.
Uniquement des faits, des structures moléculaires, et des effets observables.
Ces appellations ne sont ni des codes secrets ni des artifices marketing.
Elles reflètent l’évolution réelle du marché du chanvre, entre recherche, intensité maîtrisée et responsabilité.